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L’Independent Bo’s : détendez vous, ça va forcément bien se passer

L’Independent Bo’s : détendez vous, ça va forcément bien se passer

A la fin de notre journée Pekin Express, nous avons réussi à rallier Koh Chang. C’est un peu l’île d’Oléron de la bas : plus sauvage et mieux conservée que la moyenne.

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Exténués, il nous fallait un endroit pour dormir, et il était déjà 18h30 à notre arrivée sur l’île. Nous avions remarqué une auberge dans le Guide du Routard : l’Indenpendent Bo’s. Décrite comme mi-anar, mi-hippie, le confort n’était pas à son paroxysme mais l’ambiance au top.

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Aucune voiture ne pouvait y aller. 10 minutes de marche par la plage étaient nécessaires.

Nous y arrivons et sommes accueillis par une joyeuse équipe à l’apéro. On nous trouve une cabane, et avant la fin des explications on nous invite déjà au dîner improvisé avec tous les volontaires de l’auberge.

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Nous passons une soirée merveilleuse. Impossible de rester indifférent face à tant de chaleur humaine. Les nationalités et les générations sont très hétérogènes.

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Le bruit des vagues nous bercent, les singes nous réveillent en jetant leur consommation sur les toits des cabanes.

Nous ne sommes jamais seuls et nous avons trouvé un petit morceau du paradis sur Terre.

Nous partageons notre salle de bain avec un gekko long comme un avant-bras.

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Un tatoueur thaïlandais vit et bosse pour les habitants l’après-midi.

Certains vivent ici à l’année.

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Et on les comprend.

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Thaïlande : de Chiang Mai à Koh Chang, une journée Pékin Express

Thaïlande : de Chiang Mai à Koh Chang, une journée Pékin Express

Levé avant le soleil à 5h30 pour aller prendre l’avion. Objectif de la journée : aller de Chiang Mai à Koh Chang. Sur le papier, pas si compliqué.

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A 6h00, on chope un Songthaew (les taxis plus ou moins publics et plus ou moins honnêtes) pour rallier l’aéroport de Chiang Mai :

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Vol Air Asia à 40€ pour arriver à 50 km au sud de Pattaya :

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L’aéroport d’arrivée est au milieu de nulle part… et les ennuis commencent.

Des compagnies privée de transport placées à la sortie du débarquement vous alpaguent et tentent de vous faire acheter le plus vite possible un trajet vers votre destination en nous empêchant d’y réfléchir. 75€/personne pour 3h de route en minivan, ce qui est très, très cher pour la Thaïlande. 90% des gens tombent pourtant dans le piège.

La compagnie publique, elle, a déserté son guichet bizarrement. Elle arrive après que tous ont déjà choisi un trajet. Elle ne propose que des trajets vers Pattaya mais nous confirment que de la bas nous nous en sortiront.

30 minutes d’attente avant que le bus ne parte, puis 1h de route vers Pattaya où nous devons être largués près d’une autre compagnie qui devrait nous transporter vers Koh Chang.

On nous dépose au milieu de la ville avec des instructions approximatives. Ça y est, nous sommes perdus au millieu de Pattaya, temple bruyant et pollué du tourismes sexuels, des dentistes et chirurgiens esthétiques bon marché.

Nous cherchons 30 min à pieds et tombons sur un transporteur qui ne dessert par l’île. Nous demandons des informations à des gens sans parvenir à nous comprendre. Nous finissons par obtenir la carte de visite d’une boite de taxi privé sans savoir comment y aller.

Nous voilà repartis avec un Songthaew à qui nous tendons la carte de visite. Il nous fait faire des détours dingues pour nous faire raquer un max, mais nous sommes difficilement en position de nous révolter.

Après 45 minutes de zigzags dans la ville, un peu plus dégouttés au fil des rues nous finissons par y parvenir. Si vous cherchez sur Google, le vrai Pattaya ne ressemble pas à ça évidemment.

La compagnie ne fait des départs en minivan abordable que le matin. Il est déjà 14h. Il nous reste seulement l’option taxi privé à 25€/personne (c’est déjà beaucoup mieux que les arnaqueurs de l’aéroport). Nous acceptons car nous n’avons aucune envie de dormir dans cette ville.

C’est parti. Nouvelle incertitude : arriverons nous avant que le dernier ferry ne parte ? Espérons le.

C’est parti pour 4h de route. Nous sommes claqués.

Nous arrivons enfin, et avant le dernier ferry vers 19h. Reste l’incertitude de savoir où nous allons dormir le soir…

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Nous avions repéré une auberge décrite comme « hippie et anar » mais dans laquelle il n’est pas possible de réserver. Nous tentons le coup.

Nous reprenons un Songthaew à notre arrivée sur l’île. 10 minutes de route avec des pentes à 10-15%. L’auberge n’est pas accessible en voiture, mais seulement en marchant 10 minutes par la plage… sans garantie de pouvoir y dormir.

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Il reste 2 cabanes de libre dans la jungle. Tout est bien qui finit bien. Nous sommes installés dans l’Independent BO. Je reparlerai de cet endroit magique dans un prochain article.

Le Sanatorium abandonné en proie aux temps…

Le Sanatorium abandonné en proie aux temps…

Un Sanatorium, c’est un centre de soin spécialisé dans les différentes sortes de tuberculoses. Le principe c’est de prendre le grand air, la lumière et le soleil pour se soigner.

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Celui-ci est situé à 1000m d’altitude et j’ai pu l’explorer en plein hiver après que Sarah, une amie, m’en ait parlé. Abandonné depuis 2008 les pratiquants d’airsoft ont fait de ces 20 hectares un terrain de jeu.

Si vous avez vu « Shining », film d’horreur de Kubrick avec Nicholson, on est complètement dans l’ambiance. Seulement ici, ce n’est pas un hôtel mais un hôpital, ce qui rend l’ambiance encore plus pesante.

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Chaque chambre est unique avec ses destructions propres, ses tags uniques, et une nature qui reprend son droit au hasard.

L’entrée gigantesque en ruine plante un décor désolant. Aller du réfectoire, à l’ancien théâtre du centre, en passant par les piscines d’intérieurs, vides, fait froid dans le dos.

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Par cette série j’ai voulu ne pas être distant du réel et tenter de vous transmettre l’ambiance du lieu pris dans les temps qui passent.

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1 mètre de neige était tombé dehors et envahissait l’intérieur par les ouvertures béantes dans tout le sanatorium.

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Voyage intérieur à l’extérieur, écrasé par le lieu dont on ressort soulagé et humble.

La série complète est disponible ici. 

J’ai pu emmener Esther avec moi quelques mois plus tard en été. Elle est photographe aussi, son interprétation est saisissante. 

Une randonnée Moucherotte, un vendredi, de nuit, en hiver…

Une randonnée Moucherotte, un vendredi, de nuit, en hiver…

Le vendredi soir, c’est la fin de l’esclavagisme organisé. Chacun souhaite parvenir à profiter des 48h de « liberté » qui arrivent.

En haut du Moucherotte, 1901m, avec les lumières de Grenoble

En haut du Moucherotte, 1901m, avec les lumières de Grenoble

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que certains vont faire la fête, ou se poser devant Koh Lanta (me semble que c’est le vendredi, pas sûr…) en dégommant une bière, nous, pauvres fous, avons décidé de grimper en haut du hotspot à suicides que nous avons sous les yeux à longueur de nos journées Grenobloises. Le Moucherotte, sommet de 1901m dans le Vercors. Vercors, massif pré-alpin, donc calcaire. Calcaire, qui salit nos parois de douche. Douche qui lave ; lave qui brûle ; brûle qui fait cuire les saucisses ; saucisses qui… Bref.

Fabien, sous la lune et la station Météo du Moucherotte et une nuit étoilée

Fabien, sous la lune et la station Météo du Moucherotte et une nuit étoilée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ de Grenoble 20h30. Abandon de voiture à St-Nizier… du Moucherotte à 21h15. 2h de montée, moins d’1h de descente, 2 bananes consommées, aucun os fracturé mais des zizis atrophiés.  Bim je pose l’ambiance dans le premier post.

Vue de Grenoble et de ses étoiles de nuit, depuis le Moucherotte

Vue de Grenoble et de ses étoiles de nuit, depuis le Moucherotte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tip pour votre Moucherotte à venir : s’il y a encore de la neige, prenez une luge que vous laissez sur le chemin et que vous récupérez à la redescente. C’est un kiff international.

Photo du ciel aux couleurs existantes mais fortement exacerbées

Photo du ciel aux couleurs existantes mais fortement exacerbées